L’essentiel
- Visez un résultat final précis : un scénario Make opérationnel qui répond à un besoin simple et vérifiable.
- Prévoyez environ 4 à 6 heures de pratique par semaine, soit 16 à 24 heures sur le mois. C’est une estimation de travail, à adapter à votre expérience.
- Progressez dans cet ordre : interface et scénarios, déclencheurs et actions, filtres et traitement des erreurs, puis réalisation et tests.
- La réalisation finale doit être compréhensible, testée avec plusieurs cas et accompagnée d’une courte explication de son fonctionnement.
Définir un résultat mesurable à atteindre
Avant d’ouvrir Make, choisissez une tâche répétitive qui peut être décrite simplement. Par exemple : lorsqu’un nouveau formulaire est rempli, enregistrer les informations dans un tableau et envoyer un message de confirmation. Ce type de cas permet de travailler les bases sans essayer d’automatiser tout un service d’un coup.
Formulez votre objectif avec trois éléments : le point de départ, les étapes automatisées et le résultat attendu. Exemple : « Quand une nouvelle réponse arrive dans un formulaire, ses champs sont ajoutés à une feuille de suivi et une notification est envoyée. » Votre objectif est mesurable si vous pouvez vérifier que la bonne donnée est arrivée au bon endroit et que le scénario ne crée pas de doublon lors d’un test.
Délimitez aussi ce qui n’est pas inclus. Pour un premier projet, évitez les données sensibles, les règles complexes et les connexions qui nécessitent des autorisations que vous ne maîtrisez pas. Utilisez des données de test et des comptes auxquels vous êtes autorisé à accéder.
Enfin, bloquez dans votre agenda quatre à six heures de pratique par semaine. Répartissez-les, si possible, en trois séances courtes : une pour découvrir ou revoir une notion, une pour réaliser un exercice, une pour tester et noter les difficultés. La régularité compte davantage qu’une longue séance isolée.
- Objectif final : un scénario qui répond à un besoin concret et fonctionne lors de tests répétés.
- Critères de réussite : les données attendues sont transmises, les erreurs sont repérées et le scénario peut être expliqué en quelques phrases.
- À préparer : un compte de test, deux applications accessibles et des données fictives ou non sensibles.
Semaine 1 : découvrir l’environnement
Objectif hebdomadaire : comprendre comment un scénario est organisé et lancer une première automatisation très simple. Consacrez environ quatre à six heures à la prise en main, en alternant découverte de l’interface et essais guidés. Pour vos repères, commencez par les ressources officielles de Make et les formations d’initiation proposées par FormaGroup.
Repérez les éléments essentiels : un scénario, les modules qui représentent les étapes, le déclencheur qui démarre le traitement et les actions exécutées ensuite. Faites un premier essai avec une application source et une application de destination. Si vous n’avez pas de cas professionnel à tester, choisissez un exemple avec des données fictives.
Exercice progressif : créez un scénario où l’arrivée d’un nouvel élément dans une source de test déclenche l’ajout d’une ligne dans un tableau. Avant de chercher à ajouter des conditions, vérifiez que le scénario se lance et que les champs sont correctement associés. Notez le rôle de chaque module dans un schéma simple.
Jalon de fin de semaine : sans reprendre un tutoriel étape par étape, êtes-vous capable de créer un scénario, de reconnaître son déclencheur, d’ajouter une action et d’effectuer un test ? Si une étape reste floue, répétez le même exercice en changeant un seul élément.
- Séance 1 : découvrir l’espace de travail et repérer les modules d’un scénario.
- Séance 2 : créer un scénario à deux étapes avec des données de test.
- Séance 3 : vérifier le résultat, corriger les correspondances de champs et expliquer le flux obtenu.
Semaine 2 : maîtriser les opérations de base
Objectif hebdomadaire : apprendre à faire circuler les bonnes informations et à contrôler les cas simples. Prévoyez encore quatre à six heures. Reprenez votre scénario de la première semaine plutôt que d’en commencer plusieurs : les modifications successives aident à comprendre l’effet de chaque réglage.
Travaillez le mapping, c’est-à-dire l’association entre les champs reçus et les champs de destination. Vérifiez les noms, le contenu et le format des valeurs. Ajoutez ensuite un filtre pour ne laisser passer que les éléments correspondant à une condition facile à vérifier, par exemple une demande dont le statut vaut « nouveau ».
Exercice 1 : faites passer deux enregistrements de test, dont un seul répond à la condition du filtre. Exercice 2 : ajoutez une seconde action, comme une notification, et contrôlez qu’elle reprend les bonnes informations. Exercice 3 : modifiez volontairement une donnée pour observer si le scénario la traite comme prévu.
À cette étape, la priorité est de comprendre les résultats et les messages d’exécution, pas d’accumuler les modules. Gardez une trace des erreurs rencontrées et de leur correction. Évitez de lancer des tests répétés vers de vrais clients ou des services de production : utilisez un environnement de test lorsque c’est possible.
- Jalon : vous savez expliquer pourquoi un enregistrement passe ou ne passe pas le filtre.
- Contrôle : les champs transférés correspondent aux données attendues et les cas ignorés sont identifiés.
- À noter dans votre carnet : le symptôme, la cause probable et la correction appliquée à chaque erreur.
Semaine 3 : appliquer les acquis à un cas réel
Objectif hebdomadaire : partir d’un besoin représentatif d’un usage professionnel et le transformer en scénario limité. Prévoyez quatre à six heures, dont une partie pour décrire le processus avant de construire l’automatisation. Dans une petite équipe, un bon sujet de départ peut être le suivi d’une demande entrante, la centralisation d’informations ou l’envoi d’une notification interne.
Décrivez le processus en langage courant : quelle action démarre l’automatisation, quelles informations doivent être conservées, qui doit être informé et quel résultat permet de confirmer que tout s’est bien passé ? Faites valider cette description par la personne concernée si le cas vient d’une entreprise. Ne connectez pas un compte ou des données sans autorisation.
Construisez une première version courte : un déclencheur, une ou deux actions et, si nécessaire, un filtre. Par exemple, une nouvelle demande de démonstration peut être ajoutée à un tableau de suivi et signalée à l’équipe concernée. Testez d’abord avec des données fictives, puis avec un petit nombre de cas autorisés.
Jalon de fin de semaine : une autre personne peut-elle comprendre le scénario à partir de son schéma et de vos explications ? Si la réponse est non, simplifiez les noms, retirez les étapes inutiles et décrivez clairement ce que chaque module reçoit et transmet. Cette capacité à documenter votre logique est aussi utile que la construction technique.
- Exercice : dessiner le processus avant de créer le scénario.
- Test : comparer le résultat attendu au résultat obtenu pour plusieurs entrées, dont une entrée qui ne doit pas être traitée.
- Livrable intermédiaire : un schéma du flux et une liste des hypothèses ou autorisations nécessaires.
Semaine 4 : finaliser et vérifier son résultat
Objectif hebdomadaire : rendre le scénario de synthèse fiable, lisible et présentable. Réservez quatre à six heures aux tests, à la correction et à la documentation. Ne cherchez pas à ajouter des fonctions pour rendre le projet plus impressionnant : vérifiez d’abord que la version retenue satisfait le besoin initial.
Préparez plusieurs essais : une entrée normale, une entrée incomplète, une entrée qui ne répond pas au filtre et, si possible, une situation où l’application de destination ne répond pas comme prévu. Vérifiez les journaux d’exécution et corrigez les problèmes observés. Pensez également aux doublons et aux valeurs manquantes.
Réalisation finale : livrez un scénario Make accompagné d’une fiche courte. Elle doit préciser le besoin traité, les applications utilisées, les données échangées, les conditions appliquées, les tests effectués et les limites connues. Si vous présentez ce travail à un employeur ou à une équipe, masquez les identifiants et remplacez toute donnée réelle par un exemple non sensible.
Auto-évaluez-vous sur cinq points : déclencheur correctement choisi, données bien mappées, filtre compris, tests documentés et scénario explicable par une autre personne. Pour chaque point, indiquez « autonome », « à revoir » ou « non travaillé ». Cette grille vous donnera une prochaine étape plus utile qu’une appréciation générale comme « je connais Make ».
- Jalon final : le scénario réussit plusieurs tests représentatifs et le résultat attendu est vérifiable.
- Livrable : scénario, schéma du flux, fiche de fonctionnement et résultats d’auto-évaluation.
- Avant toute mise en service : faire vérifier les accès, les données traitées et les conséquences d’une erreur.
Adapter le rythme et poursuivre après 30 jours
Si vous disposez de moins de temps, gardez les mêmes étapes et étalez-les sur davantage de semaines. Mieux vaut achever un scénario simple que multiplier les tutoriels sans terminer de projet. Si vous avez davantage de disponibilité, ajoutez des séances de test et de documentation plutôt que d’élargir trop vite le périmètre.
Après ce premier mois, choisissez la suite à partir de votre auto-évaluation. Si le mapping ou les filtres restent difficiles, reprenez les exercices avec de nouvelles données. Si les bases sont solides, explorez progressivement les embranchements, les traitements d’erreur ou les webhooks, en vous appuyant sur les ressources officielles et en testant chaque ajout séparément.
Pour apprendre Make en 30 jours, l’indicateur de progrès n’est donc pas le nombre de modules utilisés. C’est votre capacité à décrire un besoin, à construire un flux compréhensible, à contrôler ses résultats et à expliquer ses limites. Au Maroc, cette méthode peut servir de base à une évolution professionnelle ou à une reconversion vers des missions liées à l’automatisation des tâches.
- Si vous débutez : répétez les exercices de la semaine 1 avant d’ajouter des conditions.
- Si vous êtes à l’aise : améliorez la gestion des erreurs et la documentation de votre réalisation.
- Pour choisir une prochaine formation : partez des compétences qui vous manquent et d’un cas d’usage réellement visé.
Le parcours, étape par étape
- 1Jours 1 à 7 — Prendre ses repères — Prévoir environ 4 à 6 heures. Découvrir les scénarios, les modules, les déclencheurs et les actions, puis créer un premier flux à deux étapes. Jalon : savoir lancer un test et expliquer le parcours des données.
- 2Jours 8 à 14 — Contrôler les données — Prévoir environ 4 à 6 heures. S’exercer au mapping, ajouter un filtre simple et comparer les résultats de plusieurs entrées. Jalon : expliquer pourquoi chaque entrée est traitée ou ignorée.
- 3Jours 15 à 21 — Construire un cas d’usage — Prévoir environ 4 à 6 heures. Décrire une tâche réelle, en faire valider le périmètre et construire une première version avec des données de test. Jalon : présenter le schéma et les hypothèses.
- 4Jours 22 à 30 — Tester et finaliser — Prévoir environ 4 à 6 heures. Tester différents cas, corriger le scénario, documenter son fonctionnement et remplir la grille d’auto-évaluation. Jalon : livrer un scénario compréhensible et une fiche de synthèse.
Formations et programmes au Maroc
FormaGroup
Le programme peut être adapté au niveau et aux objectifs du groupe. FormaGroup remet son certificat de formation et diffuse le profil des personnes formées et certifiées auprès de son réseau d’entreprises clientes et partenaires au Maroc.
Voir la formation →Make
Une piste pour compléter les exercices pratiques avec des ressources de l’éditeur et progresser à son rythme. Vérifiez le contenu disponible et choisissez les modules correspondant à votre niveau.
Site de l’organisme ↗Make
À consulter pendant les quatre semaines pour vérifier le fonctionnement des modules et approfondir une difficulté rencontrée dans votre scénario. Ces ressources complètent la pratique, sans remplacer les tests de votre propre cas.
Site de l’organisme ↗Se former en Make avec FormaGroup
FormaGroup accompagne l’apprentissage de Make au Maroc avec des formations sur mesure pour les entreprises et les particuliers, animées par des formateurs experts de son réseau. Le programme est adapté au niveau et aux objectifs du groupe, avec des interventions dans les principales villes du Maroc et des formats en présentiel dans les locaux de l’entreprise, à distance ou hybrides. À l’issue de chaque formation, FormaGroup remet un certificat de formation reconnu par ses entreprises et organismes partenaires au Maroc. FormaGroup diffuse le profil des personnes qu’il forme et certifie auprès de son réseau d’entreprises clientes et partenaires au Maroc : un atout pour décrocher une mission ou un poste.
À l’issue de chaque formation, FormaGroup remet un certificat de formation reconnu par ses entreprises et organismes partenaires au Maroc. C’est la première certification à envisager pour valoriser ce parcours. FormaGroup diffuse le profil des personnes qu’il forme et certifie auprès de son réseau d’entreprises clientes et partenaires au Maroc : un atout pour décrocher une mission ou un poste.
Un projet de formation en Make pour vous ou votre équipe ? Décrivez votre besoin : FormaGroup vous propose le formateur et le programme adaptés, partout au Maroc.
Décrire mon besoinCompétences clés
Questions fréquentes
Peut-on vraiment apprendre Make en 30 jours ?
Oui, si l’objectif est d’acquérir des bases pratiques et de réaliser un scénario simple, pas de maîtriser toutes les possibilités de la plateforme. Une pratique régulière et un projet limité rendent le mois plus efficace.
Combien de temps faut-il consacrer chaque semaine ?
Le plan propose environ 4 à 6 heures par semaine, soit 16 à 24 heures sur quatre semaines. Cette estimation varie selon votre expérience des applications connectées et le temps nécessaire pour tester votre cas.
Quel exercice Make choisir pour débuter ?
Choisissez un flux court avec une entrée et un résultat faciles à vérifier, comme l’ajout d’une réponse de formulaire dans un tableau de suivi. Utilisez des données de test et ajoutez les filtres seulement après avoir validé le transfert de base.
Quelle certification envisager après ce parcours ?
Commencez par considérer le certificat de formation FormaGroup. Les certifications officielles proposées par l’éditeur, lorsqu’elles sont pertinentes et disponibles, peuvent être étudiées en complément.
Sources
- JobInTech jobintech.academy
- Upskilling et reskilling — Ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration mmsp.gov.ma
- FormaGroup — Formations Make formagroup.ma
- Make Academy academy.make.com
- Make make.com
