L’essentiel
- Le besoin doit être formulé à partir des tâches réellement confiées aux salariés, et non d’une liste générique de fonctions du logiciel.
- Un diagnostic utile distingue les profils, les niveaux de départ, les tâches concernées et les difficultés observées.
- Les objectifs doivent décrire un résultat concret que l’on pourra observer avant et après la formation.
- Les exercices peuvent s’appuyer sur des cas représentatifs, à condition de protéger les données confidentielles de l’entreprise et de ses clients.
- Avant de mobiliser un dispositif de financement ou d’accompagnement, l’entreprise doit vérifier les conditions et procédures en vigueur auprès des organismes concernés.
Partir des tâches et objectifs de l’entreprise
Pour bâtir un plan de formation Trimble RealWorks pour les salariés, commencez par une question pratique : qu’est-ce que l’équipe doit pouvoir réaliser au poste de travail, et qu’est-ce qui l’en empêche aujourd’hui ? Le logiciel sert au traitement et à l’analyse de données de numérisation 3D et de nuages de points. Selon le rôle de chacun, les besoins peuvent donc être différents : préparer des données, effectuer une analyse, produire un livrable ou contrôler le travail réalisé.
Recueillez des exemples précis auprès des responsables et des utilisateurs : tâche répétée, étape qui nécessite souvent l’aide d’un collègue, correction fréquente, délai difficile à tenir ou résultat à reprendre. Séparez les difficultés liées aux compétences de celles qui relèvent plutôt de l’organisation, du matériel, de la qualité des données d’entrée ou de consignes insuffisamment claires. Former toute l’équipe ne résoudra pas automatiquement un problème de procédure ou d’équipement.
Définissez ensuite le résultat attendu pour l’entreprise. Il peut s’agir, par exemple, de rendre certains collaborateurs capables d’exécuter une étape de traitement sans assistance, d’améliorer la conformité d’un livrable à une règle interne ou de réduire les reprises constatées sur une tâche déterminée. Les objectifs doivent rester liés au poste et être formulés de manière à pouvoir être vérifiés.
- Demander aux responsables quelles tâches sont prioritaires et pourquoi.
- Observer, lorsque c’est possible, une réalisation réelle ou examiner un exemple de livrable.
- Identifier les conséquences des difficultés : reprise, attente, erreur, sollicitation d’un expert ou résultat incomplet.
- Choisir les profils concernés plutôt que de présumer que chaque salarié a besoin du même parcours.
Évaluer les compétences de l’équipe
Un diagnostic simple doit donner une image exploitable des compétences actuelles. Il ne s’agit pas nécessairement d’un examen long : un entretien court, une autoévaluation structurée et une tâche pratique représentative peuvent déjà aider à repérer les écarts. Pour éviter les impressions générales, utilisez les mêmes critères pour les personnes qui occupent un rôle comparable.
Évaluez séparément la familiarité avec l’environnement de travail, la capacité à suivre les procédures internes et l’autonomie sur les tâches visées. Une personne peut connaître le logiciel sans être à l’aise avec les conventions de nommage, le contrôle qualité ou les livrables attendus par l’entreprise. À l’inverse, un spécialiste métier peut maîtriser les exigences du projet et avoir besoin d’un accompagnement ciblé sur certaines manipulations.
Le diagnostic peut attribuer à chaque tâche un niveau simple : « non pratiquée », « réalisée avec assistance », « réalisée de façon autonome » ou « réalisée et contrôlée selon les règles internes ». Il faut garder les résultats utiles à la préparation de la formation, sans transformer le diagnostic en classement des salariés. Communiquez les critères à l’avance et utilisez les observations pour déterminer les exercices, les groupes et le niveau d’accompagnement.
- Qui réalise la tâche, et à quelle fréquence ?
- Quel résultat ou livrable est attendu ?
- Quel niveau d’autonomie est observé aujourd’hui ?
- À quelle étape apparaissent les difficultés ou les reprises ?
- Quelles consignes, données et ressources sont disponibles au poste ?
Modèle de diagnostic des besoins par poste et par tâche
Le tableau ci-dessous peut être adapté à une équipe de topographie, de construction ou à un autre contexte utilisant des données 3D. Les tâches sont des exemples à confirmer avec les responsables et les utilisateurs : elles ne remplacent pas la définition des procédures internes ni le programme convenu avec le formateur.
- Poste ou profil : rôle réellement occupé, équipe et niveau d’expérience pertinent.
- Tâche Trimble RealWorks : action professionnelle à accomplir, formulée avec un verbe observable.
- Fréquence et contexte : occasionnelle ou régulière, type de projet et contraintes particulières.
- Niveau actuel : non pratiquée, avec assistance, autonome, ou autonome avec contrôle documenté.
- Difficulté observée : erreur, temps d’attente, reprise, étape non comprise ou contrôle manquant.
- Résultat attendu : livrable, contrôle ou opération qui devra être exécuté conformément aux règles de l’entreprise.
- Priorité : conséquence pour le projet, fréquence du besoin et nombre de personnes concernées.
- Moyen de vérification : tâche pratique, grille d’observation, contrôle du livrable ou retour du responsable.
Définir des objectifs pédagogiques mesurables
Transformez chaque écart prioritaire en objectif observable. Évitez les formulations vagues comme « mieux connaître RealWorks » ou « améliorer le niveau ». Préférez une phrase qui indique qui devra faire quoi, dans quelles conditions et selon quel critère de réussite. Le critère doit être adapté au risque et à la tâche : conformité à une procédure, présence des éléments attendus dans un livrable, capacité à exécuter une séquence sans aide ou aptitude à repérer une anomalie définie par l’entreprise.
Prenez une mesure de départ avant la formation, à partir d’une tâche comparable à celle qui sera évaluée ensuite. Après la formation, répétez l’exercice dans des conditions proches et notez le résultat avec la même grille. Pour vérifier que l’apprentissage se transfère réellement au poste, prévoyez un contrôle différé, pendant une tâche de travail habituelle, avec l’accord du responsable.
Ne confondez pas participation et progression : assister à une session ne prouve pas qu’une personne sait appliquer la méthode dans son contexte professionnel. Les indicateurs doivent aussi rester raisonnables. Une équipe peut suivre le taux de tâches réalisées sans assistance, la conformité d’un échantillon de livrables, les reprises liées à la tâche ciblée ou le besoin de solliciter un collègue, à condition de définir clairement la période et la méthode de mesure.
- Avant : observer l’exécution d’une tâche de référence et noter les étapes réussies, les erreurs et le niveau d’assistance.
- Pendant : vérifier la compréhension par des exercices guidés et des corrections commentées.
- Juste après : faire réaliser une tâche comparable sans tutoriel pas à pas, puis comparer le résultat à la grille de départ.
- Au poste : vérifier à une échéance convenue l’autonomie, la qualité du livrable et les difficultés encore présentes.
Organiser la pratique en situation de travail
La pratique doit ressembler aux situations où les salariés utiliseront réellement Trimble RealWorks. Préparez des exercices progressifs : commencer par une tâche limitée et guidée, puis demander au participant de réaliser une séquence plus complète. Chaque exercice doit avoir une consigne, des données autorisées, un livrable attendu et des critères de contrôle connus des participants.
Exemples à adapter au travail de l’équipe : réaliser une étape de traitement sur un jeu de données de démonstration ; suivre une procédure interne pour préparer un résultat destiné à un contrôle ; comparer deux productions à l’aide d’une grille qualité ; repérer et expliquer un écart dans un résultat préparé pour l’exercice ; ou refaire une tâche qui a posé problème, en documentant les contrôles effectués. Le formateur et l’entreprise doivent confirmer que les manipulations correspondent bien aux usages, aux versions et aux procédures du groupe.
L’entreprise peut travailler sur des cas réels uniquement si elle est autorisée à les utiliser dans ce cadre et si les règles de confidentialité sont respectées. Lorsque ce n’est pas possible, préparez des données de démonstration ou un cas modifié qui conserve la logique de la tâche sans divulguer d’informations sensibles. Avant la session, précisez qui peut accéder aux fichiers, comment ils seront stockés et ce qu’il advient des copies à la fin de la formation.
Prévoyez également les conditions de pratique : accès au logiciel et aux équipements nécessaires, temps réservé, fichiers disponibles et personne à contacter en cas de question métier. Un programme peut être techniquement pertinent mais difficile à appliquer si les salariés ne disposent pas ensuite du temps ou des ressources nécessaires.
- Exercice guidé : réaliser une tâche limitée à partir d’une consigne et de données préparées.
- Exercice d’application : traiter un cas représentatif et produire le résultat demandé sans assistance à chaque étape.
- Exercice de contrôle : vérifier une production selon des critères définis par l’entreprise et expliquer les écarts repérés.
- Exercice de transfert : appliquer la méthode à une tâche du poste, avec une supervision adaptée.
Mesurer l’application après la formation
Le suivi doit répondre à une question : la formation a-t-elle aidé l’équipe à mieux réaliser les tâches visées ? Combinez une observation du travail avec un indicateur de qualité ou de progression. Par exemple, le responsable peut examiner un échantillon de livrables avec une grille commune, noter si l’employé a eu besoin d’assistance et recueillir les difficultés rencontrées lors de la tâche.
Comparez la situation avant et après sur des tâches comparables. Si le contexte, les données ou la complexité changent beaucoup, consignez ces différences : une comparaison brute pourrait conduire à une conclusion trompeuse. Complétez les mesures par un échange avec les salariés. Ils peuvent signaler qu’une procédure reste difficile, qu’un exercice n’était pas assez proche du travail réel ou qu’un besoin supplémentaire concerne une autre tâche.
Si les résultats ne progressent pas, cherchez la cause avant de conclure que la formation a échoué. Le besoin a-t-il été correctement identifié ? Les salariés ont-ils eu l’occasion de pratiquer ? Les accès et les consignes étaient-ils disponibles ? Le critère de réussite était-il adapté ? Les réponses aident à décider s’il faut prévoir un exercice complémentaire, clarifier une procédure ou traiter un obstacle organisationnel.
- Autonomie : la tâche est-elle réalisée sans aide, avec une aide ponctuelle ou avec un accompagnement continu ?
- Qualité : le livrable respecte-t-il les critères internes convenus ?
- Application : la méthode apprise est-elle utilisée dans une tâche réelle après la session ?
- Difficultés restantes : quelle étape demande encore une explication, une correction ou une procédure plus claire ?
Préparer le budget et le dossier de formation
Avant de demander une proposition, rassemblez les informations qui permettent de cadrer le besoin : profils concernés, tâches prioritaires, niveau de départ, objectifs, format souhaité, contraintes de calendrier et conditions de confidentialité. Demandez au prestataire de préciser le contenu envisagé, les prérequis, les exercices, les moyens nécessaires et la manière d’évaluer les acquis. Faites valider ces éléments par le responsable opérationnel et les participants concernés.
Pour comparer des propositions, vérifiez qu’elles répondent au même besoin. La durée ou l’intitulé d’un cours ne suffit pas à établir qu’il est adapté : examinez la part de pratique, l’adéquation des exercices avec les tâches de l’équipe, les conditions d’utilisation des données et le suivi proposé après la session. Confirmez également les coûts, les responsabilités de chaque partie et les modalités administratives directement auprès des organismes concernés.
- Formaliser le besoin et les objectifs à atteindre.
- Définir le public, le niveau de départ, le format et les contraintes de travail.
- Demander une proposition pédagogique et vérifier les exercices et les critères d’évaluation.
- Préparer les autorisations d’accès aux données et les règles de confidentialité.
- Vérifier les conditions d’éligibilité, les pièces demandées et les procédures applicables aux dispositifs envisagés.
Encadré — OFPPT, CSF et GIAC : vérifier les règles applicables
L’OFPPT présente les Contrats spéciaux de formation (CSF) et des services de formation continue, notamment l’identification et l’analyse des besoins ainsi que la formation intra-entreprise. Ces ressources peuvent aider une entreprise à structurer sa démarche et à se renseigner sur les modalités pertinentes. Le dispositif, les conditions d’accès, les dépenses concernées, les pièces justificatives et les démarches peuvent dépendre des règles en vigueur et de la situation de l’entreprise : il faut les confirmer directement auprès de l’OFPPT avant de prévoir un financement.
Le GIAC est à considérer dans le cadre des dispositifs et procédures applicables à la formation continue au Maroc. Ne présumez ni qu’un projet est automatiquement éligible, ni qu’un montant ou un taux particulier s’applique. Demandez à l’organisme compétent quelles démarches sont en vigueur, quel rôle revient à chaque interlocuteur et à quel moment un dossier doit être préparé. Évitez d’engager une dépense en vous fondant uniquement sur une règle ancienne ou sur l’expérience d’une autre entreprise.
Pour toute demande, conservez une description du besoin, les objectifs pédagogiques, la proposition de formation, les éléments administratifs demandés et les preuves de réalisation qui vous seront indiquées. Les procédures pouvant évoluer, vérifiez leur actualité auprès des organismes concernés au moment de constituer le dossier.
- OFPPT — CSF : se renseigner sur le dispositif et vérifier les règles et conditions en vigueur.
- OFPPT — identification et analyse des besoins : solliciter les informations pertinentes pour cadrer le diagnostic.
- OFPPT — formation intra-entreprise : examiner les modalités d’une formation organisée pour une équipe.
- GIAC : confirmer auprès des interlocuteurs compétents les rôles, démarches et conditions applicables au projet.
Le parcours, étape par étape
- 11. Cadrer le besoin métier — Choisissez les tâches Trimble RealWorks qui posent problème ou sont prioritaires pour l’entreprise, puis décrivez les résultats attendus.
- 22. Diagnostiquer les profils — Pour chaque poste concerné, évaluez le niveau d’autonomie sur les tâches visées et relevez les obstacles observables.
- 33. Fixer les critères de réussite — Définissez des objectifs vérifiables et mesurez le niveau de départ avec une tâche pratique et une grille commune.
- 44. Organiser une formation adaptée — Prévoyez des exercices représentatifs, les moyens nécessaires et des règles de confidentialité pour les données utilisées.
- 55. Vérifier les acquis et l’application — Comparez la tâche réalisée après la session à la mesure initiale, puis observez le transfert au poste à une échéance convenue.
- 66. Préparer le dossier et vérifier les dispositifs — Rassemblez les éléments pédagogiques et administratifs demandés, puis confirmez directement les règles applicables auprès des organismes concernés.
Formations et programmes au Maroc
FormaGroup
Le programme peut être adapté au niveau du groupe et aux objectifs de l’entreprise. Il s’accompagne du certificat de formation FormaGroup ; le réseau FormaGroup diffuse le profil des personnes formées auprès de ses entreprises clientes et partenaires au Maroc.
Voir la formation →OFPPT
À examiner si l’entreprise souhaite organiser une formation pour une équipe et cadrer les modalités avec l’organisme. Vérifier le contenu disponible et son adéquation avec les tâches Trimble RealWorks visées.
Site de l’organisme ↗OFPPT
Peut être utile pour structurer le diagnostic des besoins et formaliser les écarts de compétences avant de préparer un programme technique adapté à l’équipe.
Site de l’organisme ↗Se former en Trimble RealWorks avec FormaGroup
FormaGroup accompagne les entreprises et les particuliers au Maroc avec des formations sur mesure, conçues selon le niveau et les objectifs du groupe et animées par des formateurs experts de son réseau. Pour Trimble RealWorks, l’intervention peut se dérouler en présentiel dans les locaux de l’entreprise, à distance ou en format hybride, avec des interventions dans les principales villes du Maroc. À l’issue de chaque formation, FormaGroup remet un certificat de formation reconnu par ses entreprises et organismes partenaires au Maroc. Le réseau FormaGroup diffuse le profil des personnes qu’il forme et certifie auprès de ses entreprises clientes et partenaires au Maroc : un atout pour décrocher une mission ou un poste.
À l’issue de chaque formation, FormaGroup remet un certificat de formation reconnu par ses entreprises et organismes partenaires au Maroc. Le réseau FormaGroup diffuse le profil des personnes qu’il forme et certifie auprès de ses entreprises clientes et partenaires au Maroc : un atout pour décrocher une mission ou un poste. Ce certificat est la première certification à envisager dans le parcours ; toute certification officielle d’un éditeur constitue un complément distinct.
Un projet de formation en Trimble RealWorks pour vous ou votre équipe ? Décrivez votre besoin : FormaGroup vous propose le formateur et le programme adaptés, partout au Maroc.
Décrire mon besoinCompétences clés
Questions fréquentes
Faut-il former toute l’équipe au même contenu ?
Pas nécessairement. Commencez par distinguer les postes et les tâches. Les salariés qui réalisent les mêmes opérations peuvent partager un socle commun, tandis que des profils ayant des responsabilités différentes peuvent avoir besoin d’exercices ou d’un accompagnement ciblés.
Comment savoir si la formation a produit un progrès ?
Comparez une tâche pratique réalisée avant et après la formation à l’aide des mêmes critères. Vérifiez aussi, après la session, si la personne applique la méthode dans une situation de travail et si elle a besoin de moins d’assistance, sans négliger la qualité attendue.
Peut-on utiliser des données réelles de projet pendant les exercices ?
Oui uniquement si l’entreprise est autorisée à les utiliser dans ce cadre et si les règles de confidentialité sont respectées. Sinon, privilégiez des données de démonstration ou un cas modifié, et convenez à l’avance de l’accès, du stockage et de la suppression des fichiers.
Les CSF ou un accompagnement GIAC financeront-ils automatiquement la formation ?
Il ne faut pas le présumer. Les conditions et démarches doivent être vérifiées auprès des organismes compétents au moment de préparer le dossier, car elles dépendent des règles en vigueur et de la situation de l’entreprise.
Quelle certification envisager après la formation ?
La première certification à envisager est le certificat de formation FormaGroup, délivré à l’issue de chaque formation selon les informations fournies par FormaGroup. Il convient de le distinguer des certifications officielles éventuellement proposées par l’éditeur ou d’autres organismes.
