L’essentiel
- Le diagnostic gagne à être réalisé par poste et par tâche, plutôt qu’à partir d’un besoin général de « formation à l’IA ».
- Les objectifs doivent décrire des comportements observables : produire, vérifier, reformuler ou analyser un contenu avec Gemini selon les règles internes.
- Les exercices doivent utiliser des cas représentatifs, mais des données fictives ou autorisées, jamais des informations confidentielles copiées sans validation.
- Mesurez l’apprentissage avant et après, puis observez son application au poste de travail.
- Les conditions des dispositifs OFPPT, CSF et GIAC doivent être vérifiées auprès des organismes compétents au moment de la demande.
Partir des tâches et objectifs de l’entreprise
Commencez par définir le problème professionnel, sans présumer que Gemini est la solution à chaque difficulté. Une équipe reçoit-elle trop de demandes à traiter ? Les comptes rendus sont-ils longs à préparer ? Les collaborateurs ont-ils besoin de résumer des documents, de rédiger des premières versions ou de structurer des idées ? La formation doit viser des tâches précises et un résultat utile pour l’entreprise.
Pour chaque tâche, décrivez la situation actuelle, la difficulté constatée et le changement attendu. Par exemple, au lieu d’« utiliser l’IA », l’objectif pourrait être : « préparer une première trame de réponse à une demande client, puis la vérifier et l’adapter selon les règles de l’entreprise ». Le gain attendu peut porter sur la qualité, la régularité, l’autonomie ou le temps de traitement. Ne promettez pas un gain de temps avant de l’avoir mesuré dans votre contexte.
Distinguez également les usages individuels des besoins d’équipe. Une personne peut vouloir améliorer ses brouillons, tandis qu’un responsable peut chercher à uniformiser des synthèses. Dans les deux cas, il faut établir les limites d’usage : quelles données peuvent être saisies, qui vérifie la réponse produite et quelles décisions restent du ressort des salariés.
- Choisissez deux à cinq tâches prioritaires pour commencer, en fonction de leur fréquence et de leur utilité.
- Repérez les points de contrôle humains : exactitude, ton, conformité, confidentialité et validation finale.
- Définissez un périmètre pilote et les personnes qui pourront évaluer les résultats.
Évaluer les compétences de l’équipe
Un diagnostic simple combine un questionnaire bref, un échange avec le responsable et une mise en situation initiale. Demandez aux salariés ce qu’ils font déjà avec les outils d’IA, ce qui leur pose problème et quelles tâches leur semblent adaptées. Une autoévaluation ne suffit pas : une tâche courte permet de voir comment la personne formule une demande, vérifie le résultat et l’améliore.
Classez les participants par profils de tâches et niveau de départ, plutôt que de supposer que tous ont les mêmes besoins. Certains auront besoin de bases — formuler une consigne claire et demander une réponse structurée — tandis que d’autres auront surtout à apprendre à comparer des versions, contrôler des informations ou intégrer l’outil dans une procédure d’équipe.
- Modèle de diagnostic par poste et tâche :
- Poste ou équipe : fonction, responsabilités et situations de travail concernées.
- Tâche ciblée : fréquence, résultat attendu, outils actuellement utilisés et difficultés observées.
- Niveau de départ : jamais utilisé, usage occasionnel ou usage régulier ; résultat obtenu lors d’un exercice court.
- Écart de compétence : ce que la personne sait faire aujourd’hui, comparé au comportement attendu.
- Risque et contrôle : données sensibles concernées, règles applicables, vérification humaine nécessaire.
- Priorité : valeur pour l’activité, nombre de personnes concernées, faisabilité et niveau de risque.
- Indicateur de départ : qualité, délai, taux de corrections ou autonomie, selon ce qui est pertinent et mesurable.
Définir des objectifs pédagogiques mesurables
Transformez les écarts observés en objectifs pédagogiques concrets. Un objectif doit préciser ce que le salarié réalisera, dans quelle situation et selon quel critère de qualité. Par exemple : « À la fin de la formation, le participant saura produire une synthèse structurée d’un document de test, signaler les éléments incertains et vérifier chaque point important dans la source fournie. » Cet objectif est plus exploitable que « maîtriser Gemini ».
Avant la formation, recueillez une mesure de référence sur un exercice comparable à la tâche cible. Après la formation, faites refaire un exercice de difficulté similaire avec une grille d’évaluation commune. Pour éviter de mesurer seulement la familiarité avec l’outil, évaluez aussi la pertinence du résultat, sa vérification et le respect des consignes de confidentialité.
Les objectifs d’équipe peuvent porter sur l’adoption d’une méthode commune : modèle de consigne, format de relecture ou règle de validation. Fixez des seuils réalistes après avoir constaté le niveau initial. Il n’est pas nécessaire d’inventer un objectif chiffré à l’avance si l’entreprise ne dispose pas encore de données fiables.
- Avant : relever le niveau sur une tâche, avec des critères identiques pour les participants.
- Après : comparer la qualité du livrable, les erreurs repérées, le besoin d’aide et le respect des règles.
- Au poste : vérifier quelques semaines plus tard si la méthode est utilisée dans des situations réelles.
- Conserver un indicateur qualitatif quand un gain de temps ou un taux de réussite ne peut pas être mesuré proprement.
Organiser la pratique en situation de travail
Une formation utile alterne démonstration, pratique guidée et exercice autonome. Utilisez des exemples proches du métier, mais préalablement anonymisés ou conçus pour la formation. Établissez une consigne claire : ne pas saisir de données personnelles, commerciales, financières ou internes tant que leur usage n’a pas été autorisé selon les règles de l’entreprise et les paramètres des outils concernés.
Demandez aux participants de conserver la consigne utilisée, le résultat obtenu et les modifications apportées. La comparaison aide à comprendre que la réponse générée n’est pas automatiquement exacte ni adaptée. Pour chaque exercice, prévoyez une étape de vérification par rapport à une source, une procédure ou un responsable compétent.
- Service client : rédiger une première version de réponse à partir d’un cas fictif, puis contrôler le ton et les éléments factuels.
- Ressources humaines : structurer une annonce à partir d’un profil de poste fictif, puis vérifier que les critères correspondent aux consignes internes.
- Administration : transformer des notes inventées en compte rendu avec décisions et actions à suivre, puis contrôler les omissions.
- Commercial : proposer un plan de présentation à partir d’un scénario fictif, puis faire valider les arguments et les informations par l’équipe.
- Management : résumer un document de travail non confidentiel en distinguant faits, questions ouvertes et prochaines étapes.
Mesurer l’application après la formation
L’évaluation ne s’arrête pas au questionnaire de satisfaction. Vérifiez d’abord si les participants savent réaliser les tâches travaillées. Ensuite, observez si ces pratiques sont réutilisées au poste, et si elles améliorent un résultat qui compte réellement pour l’équipe. Choisissez peu d’indicateurs, reliés aux objectifs fixés au départ.
Exemples d’indicateurs : conformité à une grille de qualité, nombre de corrections nécessaires, capacité à repérer une réponse non vérifiée, respect des règles de saisie, ou part des participants capables d’exécuter une tâche sans aide. Si le temps de traitement est suivi, comparez des tâches équivalentes et gardez en vue le temps de vérification humaine. Une production plus rapide mais erronée ne constitue pas un progrès.
Organisez un retour d’expérience avec les salariés et leurs responsables. Repérez les tâches pour lesquelles l’outil est utile, celles où il demande trop de vérification et les difficultés qui nécessitent un accompagnement complémentaire. Ajustez les supports et les règles d’usage avant d’étendre la démarche à d’autres équipes.
- Évaluation immédiate : exercice pratique et grille de critères avant/après.
- Suivi au poste : observation d’usages réels et retour du responsable, avec une échéance définie par l’entreprise.
- Qualité et sécurité : erreurs, omissions, données saisies et respect du circuit de validation.
- Décision : poursuivre, adapter ou élargir le pilote en fonction des résultats et des risques constatés.
Préparer le budget et le dossier de formation
Avant de demander un financement, précisez le besoin, les équipes concernées, les objectifs, le programme, les modalités et la manière d’évaluer les acquis. Demandez à l’organisme de formation les documents nécessaires et vérifiez les conditions administratives applicables à votre entreprise. Le parcours peut être organisé en intra-entreprise, à distance ou sous une forme hybride selon le dispositif retenu et les contraintes opérationnelles.
Les pages de l’OFPPT indiquées dans les sources ci-dessous présentent les Contrats spéciaux de formation (CSF), l’identification et l’analyse des besoins de formation continue, ainsi que la formation intra-entreprise. Pour les GIAC, renseignez-vous auprès du groupement concerné sur les règles, critères et étapes applicables à votre situation. Les modalités et l’éligibilité peuvent dépendre du dispositif et évoluer : ne présumez pas d’une prise en charge avant confirmation par les organismes compétents.
- Encadré — OFPPT, CSF et GIAC : repérez le dispositif susceptible de correspondre à votre projet, puis demandez confirmation des règles en vigueur, des critères d’éligibilité, des pièces à fournir et des délais. Faites valider le dossier avant d’engager les
- Préparez en amont : le diagnostic par poste, les objectifs mesurables, le public visé, le programme, le calendrier souhaité, les modalités pédagogiques, le budget et le plan d’évaluation.
- Demandez à l’organisme de préciser le contenu de la formation, les prérequis, les exercices pratiques, les modalités de suivi et les justificatifs qu’il peut fournir.
Le parcours, étape par étape
- 11. Choisir les tâches prioritaires — Avec les responsables et les salariés, sélectionnez des situations de travail concrètes et définissez le résultat que l’entreprise souhaite améliorer.
- 22. Diagnostiquer les écarts — Évaluez les pratiques actuelles par poste et par tâche, au moyen d’un échange et d’un exercice de départ.
- 33. Fixer les objectifs et les indicateurs — Décrivez les comportements attendus, les critères de qualité et la méthode de comparaison avant/après.
- 44. Organiser une formation pratique et encadrée — Choisissez le format, préparez des cas représentatifs et établissez des consignes de confidentialité et de vérification.
- 55. Évaluer puis ajuster — Mesurez les acquis, observez l’application au poste et décidez si le programme doit être adapté ou étendu.
- 66. Vérifier les modalités de financement — Consultez l’OFPPT et, selon le dispositif envisagé, le GIAC concerné afin de confirmer les règles applicables et les pièces requises.
Formations et programmes au Maroc
FormaGroup
Le programme peut être adapté au niveau et aux objectifs du groupe. FormaGroup remet son certificat de formation et diffuse le profil des personnes formées et certifiées auprès de son réseau d’entreprises clientes et partenaires au Maroc.
Voir la formation →OFPPT
Cette page officielle présente le cadre de la formation intra-entreprise. L’entreprise peut se renseigner sur l’adaptation du dispositif à son besoin Google Gemini et vérifier le programme effectivement proposé.
Site de l’organisme ↗OFPPT
Cette ressource peut aider les équipes responsables de formation à structurer le diagnostic des besoins avant de construire un parcours interne sur Google Gemini. Elle n’est pas présentée ici comme une formation Gemini.
Site de l’organisme ↗Se former en Google Gemini avec FormaGroup
Pour accompagner une équipe au Maroc, FormaGroup propose des formations sur mesure pour les entreprises et les particuliers, avec un programme adapté au niveau et aux objectifs du groupe et des formateurs experts de son réseau. Les interventions sont possibles dans les principales villes du Maroc, en présentiel dans les locaux de l’entreprise, à distance ou en hybride. À l’issue de chaque formation, FormaGroup remet un certificat de formation reconnu par ses entreprises et organismes partenaires au Maroc. FormaGroup diffuse le profil des personnes qu’il forme et certifie auprès de son réseau d’entreprises clientes et partenaires au Maroc : un atout pour décrocher une mission ou un poste.
À l’issue de chaque formation, FormaGroup remet un certificat de formation reconnu par ses entreprises et organismes partenaires au Maroc. C’est la première certification à envisager dans le cadre de ce parcours. FormaGroup diffuse le profil des personnes qu’il forme et certifie auprès de son réseau d’entreprises clientes et partenaires au Maroc : un atout pour décrocher une mission ou un poste.
Un projet de formation en Google Gemini pour vous ou votre équipe ? Décrivez votre besoin : FormaGroup vous propose le formateur et le programme adaptés, partout au Maroc.
Décrire mon besoinCompétences clés
Questions fréquentes
Comment savoir si mon équipe a besoin d’une formation Google Gemini ?
Partez de tâches où les salariés rencontrent une difficulté concrète, puis évaluez leurs pratiques et leurs besoins au moyen d’un échange et d’un exercice de départ. La formation est pertinente si elle répond à un objectif de travail identifiable et si l’usage peut être encadré.
Quels exercices proposer aux salariés ?
Privilégiez des tâches proches de leur métier, telles que préparer une synthèse, structurer un compte rendu ou rédiger une première version de réponse. Utilisez des scénarios fictifs ou des données autorisées, et faites vérifier les résultats par les participants.
Comment mesurer les progrès après la formation ?
Comparez un exercice réalisé avant la formation à un exercice similaire effectué après, avec les mêmes critères de qualité. Complétez cette mesure par un suivi au poste : réutilisation de la méthode, autonomie, corrections nécessaires et respect des règles internes.
Une entreprise peut-elle solliciter les dispositifs OFPPT, CSF ou GIAC ?
Elle peut se renseigner sur le dispositif correspondant à sa situation. Les critères, pièces, délais et règles applicables doivent être confirmés auprès de l’OFPPT ou du GIAC concerné avant toute décision budgétaire.
