L’essentiel
- Commencez par décrire les tâches concernées et les difficultés observées, plutôt que de choisir une formation uniquement à partir du nom du logiciel.
- Évaluez séparément les profils, les niveaux et les tâches professionnelles : deux salariés utilisant BIMserver.center peuvent avoir des besoins différents.
- Fixez des objectifs vérifiables avant la formation, puis mesurez leur application dans des situations de travail comparables.
- La plateforme est présentée comme un espace collaboratif en ligne pour partager des projets et des modèles BIM entre logiciels et intervenants.
- Pour un financement éventuel, vérifiez les conditions en vigueur et l’éligibilité auprès des organismes concernés avant de construire le budget.
Partir des tâches et des objectifs de l’entreprise
Avant de demander un devis ou de fixer un calendrier, l’entreprise doit répondre à une question simple : qu’est-ce qui doit mieux fonctionner dans le travail quotidien grâce à BIMserver.center ? La réponse peut concerner le partage d’un projet, la mise à disposition de modèles ou les échanges entre les personnes qui contribuent à un même projet. Il faut décrire la situation concrète, les personnes impliquées et le résultat attendu.
Une formation d’équipe n’a pas nécessairement le même périmètre pour un bureau d’études, une agence d’architecture, une entreprise de construction ou un service chargé de coordonner des projets. L’équipe peut déjà connaître les principes du BIM, mais manquer de repères communs sur la circulation des fichiers et des informations. À l’inverse, certains salariés peuvent découvrir les usages collaboratifs en même temps que la plateforme.
Réunissez les responsables de projet et les futurs participants pour relever quelques situations récentes : où les échanges se sont-ils interrompus ? Quelles erreurs ont dû être corrigées ? Quelles étapes prennent trop de temps ? Distinguez les problèmes qui relèvent d’un manque de compétences de ceux qui tiennent plutôt à l’organisation, aux règles internes ou aux outils disponibles. La formation traite les compétences ; elle ne remplace pas une décision sur les responsabilités, les procédures ou la gestion des accès.
- Choisir un ou deux projets représentatifs pour ancrer le diagnostic.
- Décrire le résultat souhaité en termes de travail : par exemple, rendre un modèle accessible aux personnes concernées selon une procédure convenue.
- Repérer les contraintes : calendrier de projet, disponibilité des salariés, outils utilisés, confidentialité des données et règles internes.
Évaluer les compétences de l’équipe
Un diagnostic utile ne se limite pas à demander aux salariés s’ils connaissent la plateforme. Il observe ce qu’ils peuvent réellement faire, avec quel degré d’autonomie et dans quelles conditions. Le responsable peut combiner un court entretien, une autoévaluation et une mise en situation. L’objectif n’est pas de classer les personnes, mais de décider quelles activités pratiquer et quel accompagnement prévoir.
Établissez un modèle par poste et par tâche. Pour chaque activité, notez si la personne ne l’a pas encore pratiquée, si elle la réalise avec aide ou si elle peut l’accomplir seule dans les règles de l’entreprise. Ajoutez les difficultés constatées et le niveau attendu après la formation. Par exemple, un responsable de projet peut avoir besoin de vérifier que les informations utiles sont accessibles à l’équipe, tandis qu’un membre de l’équipe doit surtout suivre une procédure partagée pour contribuer au projet.
Les niveaux « débutant », « intermédiaire » et « autonome » peuvent servir de repères internes, à condition de les définir par des comportements observables. Évitez de déduire un niveau de compétence uniquement de l’ancienneté, de l’intitulé de poste ou de la connaissance d’un autre logiciel.
- Modèle de diagnostic à renseigner : poste ; tâche professionnelle ; fréquence de la tâche ; difficulté observée ; niveau actuel (non pratiquée, avec aide, autonome) ; niveau attendu ; priorité ; preuve à recueillir après formation.
- Exemples de tâches à examiner : accéder au projet prévu pour l’exercice ; retrouver le modèle partagé ; appliquer la méthode convenue pour contribuer ; expliquer à un collègue où trouver l’information nécessaire.
- Ajoutez une colonne « conditions de réussite » : accès de test, données utilisables, disponibilité d’un référent, procédure interne ou temps réservé à la pratique.
Définir des objectifs pédagogiques mesurables
Une fois les écarts décrits, transformez-les en objectifs pédagogiques précis. Un objectif doit indiquer une action observable, une condition de réalisation et un critère d’évaluation. « Comprendre BIMserver.center » est trop large pour guider une séance ou mesurer un progrès. « Réaliser, sans aide, les étapes prévues dans la procédure interne pour retrouver le modèle d’exercice » est plus facile à vérifier, si cette tâche correspond bien aux usages de l’entreprise.
Avant la formation, choisissez une tâche représentative et relevez le point de départ : besoin d’aide, étape oubliée, résultat incomplet ou durée de réalisation. Après la formation, faites réaliser une tâche comparable, dans des conditions similaires. Conservez les mêmes critères pour pouvoir interpréter l’évolution. Si le travail réel est complexe, évaluez plusieurs dimensions plutôt qu’un seul score : respect de la procédure, exactitude, autonomie et qualité des échanges.
Limitez les objectifs prioritaires. Une première session peut viser des pratiques communes et des tâches de base ; un second temps peut traiter les besoins plus spécifiques de certains rôles. Cette progression évite de consacrer du temps à des fonctions que les participants n’utiliseront pas dans leurs missions.
- Avant : établir une situation de référence pour chaque tâche prioritaire et noter les difficultés, sans pénaliser les participants.
- Pendant : faire pratiquer les actions ciblées et recueillir les questions qui signalent un besoin d’explication ou une règle interne ambiguë.
- Après : vérifier si la tâche est réalisée correctement, avec le niveau d’aide défini comme acceptable et dans le respect des règles de l’entreprise.
- À moyen terme : examiner si la pratique est maintenue sur un projet réel ou un nouvel exercice, puis ajuster l’accompagnement si nécessaire.
Organiser la pratique en situation de travail
La pratique doit ressembler aux situations auxquelles les salariés seront confrontés, sans exposer inutilement des informations sensibles. Préparez un projet d’exercice ou un jeu de données autorisé, des consignes claires et des critères de réussite. Les cas peuvent être simplifiés, mais doivent conserver les gestes et décisions que l’équipe devra reproduire.
Pour une équipe qui découvre le travail collaboratif, un exercice peut consister à retrouver un projet et un modèle préparés pour la séance, puis à expliquer la démarche suivie à un collègue. Pour une équipe déjà familiarisée avec ces usages, le formateur peut proposer un scénario de coordination : plusieurs rôles doivent consulter les mêmes éléments, identifier l’information utile et suivre la procédure définie par l’entreprise pour contribuer au travail commun. Les exercices doivent être construits en fonction des possibilités effectivement utilisées par l’équipe, plutôt que de présumer d’un parcours technique identique pour toutes les organisations.
Avant d’utiliser un projet réel, convenez des règles de confidentialité : quels fichiers sont autorisés, qui peut y accéder, quelles informations doivent être retirées et comment les données de formation seront conservées ou supprimées. Faites valider ces règles par le responsable concerné. Un environnement de démonstration ou des données anonymisées peuvent être préférables lorsque le projet comporte des informations sensibles.
- Exercice 1 — Prise en main collective : ouvrir le projet d’exercice, retrouver le modèle indiqué et décrire à un collègue où se trouve l’information demandée.
- Exercice 2 — Coordination : à partir d’un scénario préparé, répartir les rôles, consulter les éléments communs et suivre les étapes de travail convenues.
- Exercice 3 — Résolution d’un incident simulé : identifier une information manquante ou une consigne ambiguë, puis appliquer la méthode interne de remontée et de vérification.
- À la fin de chaque exercice, demander aux participants de verbaliser les étapes suivies et de signaler ce qui reste difficile.
Mesurer l’application après la formation
La satisfaction des participants renseigne sur le déroulement de la session, mais ne suffit pas à démontrer que les pratiques ont changé. Pour mesurer le transfert au poste de travail, reprenez les tâches choisies lors du diagnostic. Un responsable ou un référent peut observer une réalisation sur un exercice de suivi ou sur une activité autorisée, puis noter les mêmes critères que ceux retenus avant la formation.
Les indicateurs doivent rester liés à l’objectif. Pour une tâche donnée, il est possible de suivre sa réalisation correcte, le nombre d’étapes nécessitant une aide, le respect des règles de partage définies par l’entreprise ou la capacité à expliquer la démarche à un collègue. Si l’entreprise suit déjà des indicateurs de correction ou de reprise du travail, elle peut vérifier s’ils éclairent le problème initial ; elle ne doit toutefois pas attribuer automatiquement toute évolution à la formation.
Prévoyez un point de suivi après que les participants ont eu l’occasion de réutiliser leurs acquis. Le responsable peut demander ce qui a été appliqué, ce qui a bloqué et quel support manque encore. Si la difficulté vient d’une procédure non partagée ou d’un problème d’accès, une nouvelle formation n’est pas forcément la réponse : il peut être nécessaire de clarifier les règles ou de résoudre le blocage opérationnel.
- Progression : comparaison entre la situation de référence et la tâche réalisée après formation.
- Qualité : conformité au résultat attendu et aux consignes internes.
- Autonomie : nombre de demandes d’aide ou de corrections nécessaires, interprété selon la difficulté de la tâche.
- Application : capacité à réutiliser la méthode sur un autre exercice ou une activité autorisée.
- Retour d’équipe : obstacles persistants, besoins de rappel et pratiques à harmoniser.
Préparer le budget et le dossier de formation
Pour préparer le budget, précisez le nombre de participants, leurs profils, les objectifs, la durée envisagée, le format et les besoins de préparation. Vérifiez également le temps de travail à réserver pour les exercices et le suivi. Une formation pertinente suppose que les salariés puissent pratiquer et réutiliser ensuite les acquis ; le coût à examiner ne se résume donc pas au temps passé en salle ou à distance.
Demandez à l’organisme pressenti un programme relié aux tâches diagnostiquées, les modalités d’évaluation et les conditions nécessaires à la pratique. Décrivez le niveau actuel du groupe sans exiger que tous les participants aient le même parcours. Si les écarts sont importants, envisagez des objectifs communs complétés par des exercices ou un accompagnement adaptés aux rôles.
- Le dossier interne peut rassembler le diagnostic, les objectifs mesurables, le programme, les profils concernés, le calendrier, le budget prévisionnel et les modalités de suivi.
- Confirmez les conditions de réalisation : accès aux outils, jeux de données, équipement, format, disponibilité du formateur et règles de confidentialité.
- Après la session, conservez les éléments utiles au suivi : présence, résultats des exercices, difficultés rencontrées et actions d’accompagnement prévues.
Encadré — OFPPT, CSF et GIAC : vérifier les conditions applicables
Au Maroc, les Contrats spéciaux de formation (CSF) sont présentés par l’OFPPT comme un dispositif lié à la formation continue des entreprises. L’OFPPT propose également des informations sur l’ingénierie de la formation continue et sur la formation intra-entreprise. Ces ressources peuvent aider à préparer la démarche, mais leur existence ne permet pas de conclure qu’une formation particulière est automatiquement éligible à un financement.
Avant d’intégrer un financement au budget, l’entreprise doit vérifier directement les règles en vigueur, les critères d’éligibilité, les pièces à fournir, les délais et les démarches applicables à sa situation. Elle peut aussi se renseigner auprès du GIAC concerné sur les dispositifs et modalités qui lui sont applicables. N’engagez pas de dépense en supposant qu’une prise en charge sera accordée : demandez confirmation aux organismes compétents et à l’organisme de formation.
- CSF : consulter les conditions courantes auprès de l’OFPPT et vérifier l’éligibilité de l’entreprise et de l’action envisagée.
- GIAC : identifier le groupement compétent et lui demander quelles règles et démarches s’appliquent au dossier de l’entreprise.
- OFPPT : vérifier les informations relatives à la formation intra-entreprise et à l’analyse des besoins, sans les confondre avec une confirmation de financement.
Le parcours, étape par étape
- 11. Choisir les situations de travail — Réunissez les responsables et les salariés concernés. Sélectionnez des tâches réelles où le partage de projets ou de modèles et les échanges entre intervenants sont importants.
- 22. Diagnostiquer les écarts — Pour chaque poste et chaque tâche, notez le niveau actuel, les difficultés, le niveau attendu et les conditions nécessaires à la pratique.
- 33. Fixer des objectifs observables — Définissez ce que chaque groupe devra accomplir, dans quelles conditions et avec quels critères de réussite. Établissez une situation de référence avant la session.
- 44. Préparer le programme et les exercices — Demandez un programme adapté aux profils et aux objectifs. Préparez des cas représentatifs, des données autorisées et des règles claires de confidentialité.
- 55. Mesurer puis accompagner — Après la formation, répétez les tâches avec les mêmes critères. Organisez un suivi après réutilisation des acquis et distinguez les besoins de formation des problèmes d’organisation ou d’accès.
- 66. Vérifier le budget et les démarches — Avant de retenir un financement, confirmez directement auprès de l’OFPPT, du GIAC compétent et des organismes concernés les règles, les critères et les pièces en vigueur.
Formations et programmes au Maroc
FormaGroup
Le programme peut être adapté au niveau et aux objectifs du groupe. FormaGroup remet son certificat de formation et diffuse le profil des personnes formées auprès de son réseau d’entreprises clientes et partenaires au Maroc.
Voir la formation →OFPPT
Une ressource à examiner pour préparer une démarche de formation organisée pour une entreprise. Vérifier auprès de l’OFPPT le contenu disponible, les modalités et l’adéquation au besoin précis en BIMserver.center.
Site de l’organisme ↗OFPPT
Peut aider les responsables à structurer l’identification et l’analyse des besoins avant de bâtir un plan de formation. Ce contenu porte sur l’ingénierie des besoins, et ne doit pas être confondu avec une formation technique BIMserver.center.
Site de l’organisme ↗Se former en BIMserver.center avec FormaGroup
Pour construire un parcours BIMserver.center au Maroc, FormaGroup propose des formations sur mesure adaptées au niveau et aux objectifs du groupe, avec des formateurs experts de son réseau. Les interventions peuvent se tenir dans les locaux de l’entreprise, à distance ou en format hybride, dans les principales villes du Maroc. À l’issue de chaque formation, FormaGroup remet un certificat de formation reconnu par ses entreprises et organismes partenaires au Maroc. Le réseau FormaGroup diffuse le profil des personnes qu’il forme et certifie auprès de ses entreprises clientes et partenaires au Maroc : un atout pour décrocher une mission ou un poste.
À l’issue de chaque formation, FormaGroup remet un certificat de formation reconnu par ses entreprises et organismes partenaires au Maroc. C’est la première certification à envisager dans ce parcours ; les certifications officielles des éditeurs peuvent être étudiées en complément selon les besoins. FormaGroup diffuse le profil des personnes qu’il forme et certifie auprès de son réseau d’entreprises clientes et partenaires au Maroc : un atout pour décrocher une mission ou un poste.
Un projet de formation en BIMserver.center pour vous ou votre équipe ? Décrivez votre besoin : FormaGroup vous propose le formateur et le programme adaptés, partout au Maroc.
Décrire mon besoinCompétences clés
Questions fréquentes
Comment savoir si l’équipe a besoin d’une formation BIMserver.center ?
Partez de tâches concrètes et de difficultés observées. Si les salariés ont besoin d’apprendre ou d’harmoniser des pratiques liées au partage de projets et de modèles, un diagnostic peut déterminer quels profils former et sur quels objectifs travailler.
Faut-il former tous les salariés au même niveau ?
Pas nécessairement. Les besoins dépendent du poste, des responsabilités et des tâches réalisées. Des objectifs communs peuvent être complétés par des exercices adaptés aux rôles.
Comment mesurer les progrès après la formation ?
Comparez une tâche réalisée avant et après la session avec des critères identiques : résultat attendu, respect de la procédure, autonomie et besoin d’aide. Vérifiez aussi la réutilisation des acquis après un délai permettant de les appliquer.
Les CSF ou un GIAC financeront-ils forcément cette formation ?
Il ne faut pas présumer d’une prise en charge. L’entreprise doit vérifier les règles en vigueur, son éligibilité, les démarches et les pièces à fournir auprès de l’OFPPT, du GIAC compétent et des organismes concernés.
Quel certificat envisager à l’issue de la formation ?
Le certificat de formation FormaGroup est la première certification à envisager dans ce parcours. Les certifications officielles des éditeurs peuvent être étudiées comme compléments, selon les objectifs et les exigences du poste.
